jeudi 15 octobre 2026
Histoire continue
LE LENDEMAIN en classe Thomas avait bien du mal à se concentrer sur le cours de latin. le prof avait beau envoyer des bouts de crais sur ceux qui s'agitaient, coller pour deux heures le jeudi apres midi ceux qui se retournaient vers lui, rien n'arrrétait les autres garçons qui lui envoyaient des petits mots sur lesquels ils posaient tous les mêmes questions:" il était comment le père Verhes dans s a baignoire ? le sang il était caillé ? Tu l'as touché ? " Quand la récré sonna, tous se précipitèrent sur lui pour lui arracher ce qu'il n'avait pas voulu dire le matin en arrivant. "Hé Besson, allez fais pas ton craneur ... raconte ... comment tu l'a s trouvé ... hé qu'est ce qu'ils t'ont dit les flics ? T'es suspect ? ..." Le prof d e latin, Mr Combes dispersa le groupe à grands coups de règle sur les épaules "laissez le tranquille ! descendez tous sous le préau ! ... Besson, si vous voulez vous pouvez rester en classe . - Non merci M'sieur, j'ai envie d e prendre l'air" Mais à peine arrivé sous le préau tout le lycée lui tomba dessus. le surveillant dut intervenir et le sortit de sous la mélée, ébourrifé, le tablier déchiré. "Besson , montez chez le censeur!" Mr Legendre, le censeur, lui fit signe de s'asseoir à côté de son bureau. Il avait très envie de savoir lui aussi mais la mine défaite du gamin le peina et il se contenta d e l'inviter à s'asseoir. Comme la prof de français était absente, toute la classe de 6ième se retrouva à l'étude. Thomas n'avait pas vraiment d'amis. Il était arrivé à Nancourt l'année précédente et sa peau trop blanche, ses yeux très bleus, ses bonnes manières et sa douceur lui avait vallu le sobriquet de "Angelus" parce que l'abbé Charles, en instruction religieuse, avait dit que ses yeux étaient célestes. pendant qu'il essayait de se concentrer sur la lecture du bourgeois gentilhomme, les gros durs de la classe faisaient des dessins obscènes, représentant mr vernhes pendu lalangue pendante ou le pantalon mouillé avec un énorme zizi éjaculant et Angélus sonnant les cloches, qu'ils lui montraient à distance en prenant soin de ne pas se faire attraper par "Rondelles de saucisson", le vieux surveillant myope qui n'arrivait même pas à faire l'appel sur les registres et se contentait de compter les élèves en demandant au chef de classe de faire la liste des présents. Thomas méprisait ces grands garnements qui ne comprenaient rien à rien, ne savaient pas écrire et ne partageaient pas ses goûts pour la philatellie. c'est comme ça qu'il avait connu Mr vernhes un jour où s a mère l'avait envoyé à la poste pour envoyer un mandat à s agrand mère qui habitait au fin fond d ela creuse, dans la vieille maison familiale que sa mère avait quittée quand son ventre était devenu trop difficle à dissimuler sous les larges ceintures dont elle se serrait la taille. Sa mère s'était installée à chablis chez la tante henriette et quand l'usine de chapeaux avait fermé, elle était venue à nancourt travailler chez Mr Imbert, notaire, car elle avit fait deux années de droit avant de connaitre celui qui était le père de thomas. Thomas savait tout ça, sa mère ne lui avait rien caché et les mauvaises langues du quartier non plus, et il donnait raison à sa mère qu'il adorait et admirait. Il lui ressemblait, il avait ses cheveux blonds et soyeux mais pas ses yeux qui étaient de Lui. le jour donc où il était allé à la poste il s'éatit arrété devant la petite vitrine où la postière affichait les derniers timbres et alors qu'il regardait ceux du haut et essayait de lire de quelle ville d'Algérie il s'agissait, une main s'était posée sur son épaule et une voix qui roulait les r lui dit: " les timbres te plaisent petit ? Tu regardes ceux du haut ? Annaba, c'est en Algérie. Oui, je sais où c'est l'Algérie, y a mon père là bas - Ha ? et qu'est ce qu'il fait là bas ? - Du vin ... - Du vin ? il doit être bon ! Regarde ce timbre là, ce sont les ruines de Tbelissi, c'est magnifique - Vous connaissez ? - oui j'y suis allé, quand j'étais jeune, j'y ai même vécu . tu sais si les timbres t'intéressent, viens donc chez moi jeudi apres midi, je te montrerai ma collection. Tu en as une toi ? - Oui, une petite - c'est bien ça, Adieu gamin, j'habite dans la cour de l'imprimeur thiriaud, tu vois où c'est ? - oui - Tu montes au 4°, viens quand tu veux. " Et dès le jeudi suivant il était allé chez Mr Vernhes, mais juste pour lui dire que sa mère ne voulait pas qu'il restât chez un monsieur qu'elle ne connaissait pas et que s'il voulait lui montrer sa collection, ils se verraient à la bibliothèque.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire